Vous voulez faire du théâtre?
Vous faites déjà du théâtre?
Votre développement personnel vous préoccupe?
Vous souffrez du « spasme de vivre »?

Voilà pour vous une thérapie par le théâtre et pour apprendre le théâtre

Voici les activités que nous vous proposons

  • LES ATELIERS DRAMAGIQUES
  • LES DRAMES CATHARTIQUES
  • LES STAGES PSYCHOCHAMANIQUES
  • LES REN-CONTES

LES ATELIERS DRAMAGIQUES


• apprentissage de l’expression théâtrale par le développement personnel et l’enclenchement d’un processus de guérison
• développement personnel et processus de guérison par l’apprentissage de l’expression théâtrale


Le théâtre psychochamanique, ou dramagie, est une forme de thérapie par le théâtre utilisant les ressources de l’art dramatique, de la psychologie, et de la magie chamanique pour résoudre des conflits, guérir des problèmes physiques ou psychiques, effectuer un deuil, se séparer d’entités ancestrales, bref se libérer de ses souffrances.
Il est aussi un outil d’apprentissage de l’expression (art) dramatique en levant les blocages corporels et psychologiques par la libération des souffrances qui les causaient.
Nos ateliers s’adressent à ceux qui aiment le théâtre, les chansons, la danse et qui souhaitent expérimenter une nouvelle forme de cheminement personnel; ainsi qu’aux artistes (acteurs, chanteurs, etc.), professionnels ou amateurs, souhaitant explorer leur rapport au corps et à l’émotion. Mais aussi à tous ceux qui se sentent seuls dans leurs difficultés, qui souhaitent dédramatiser leur vie dans le but de se guérir de blessures en les revivant sur un espace scénique. Notre approche est efficace parce qu’elle guérit et, ce faisant, elle favorise le jeu théâtral.
Cet atelier vous permettra d’être plus libres, plus vivants et de meilleurs performeurs. La base de ces ateliers est existentialiste, elle se fonde sur du concret, sur une incarnation. Ils ne projettent pas vers un idéal mais vise une amélioration de ce qui existe déjà. Ils ne s‘appuient pas sur une méthode mais sur la personne.
Pour découvrir des secrets endormis qui empêchent bien souvent de ressentir des pulsions de vie. Pour réfléchir sur les dynamiques des blessures cachées et les évacuer. Pour reconnaître la beauté des individus qui cherchent et se posent de multiples questions. Pour démêler les relations interpersonnelles, les rapports complexes avec l’être aimé, la famille, les partenaires de travail, etc.
Venir à l’Atelier Dramagique, c’est se donner le moyen de s’épanouir, de mettre en lumière des zones obscures d’émotions, de remplir l’existence avec tous les mots et d’oser enfin signer le contrat de sa vie en son nom.

 

EN JEUX, ON JOUE
Dans le cadre de cet atelier, nous utilisons la forme du canevas (squelette d’un récit) pour mettre en scène une ou plusieurs problématiques relationnelles propres aux participants. Les canevas sont travaillés de manière de plus en plus complexe, de la dynamique présente du conscient à un acte de réparation, en passant par une exploration du monde de l’inconscient. À travers ce cheminement nous utilisons les ressources de l’apprentissage théâtral pour permettre aux protagonistes d’approfondir leurs émotions et d’acquérir une meilleure technique de jeu pour mieux interpréter et convoquer les personnages.
Mieux un personnage est joué, plus il est présent et plus il est facile de régler les problématiques qui lui sont liées. Plus une émotion est présente, donc moins refoulée, et plus il est facile de s’en libérer.
La personne totale (corps et âme) est l’instrument de l’art théâtral; donc l’apprentissage du théâtre est indissociable du développement de la personne et de l’épanouissement humain.
Nous vous invitons à participer à une expérience originale. La joie de vous exprimer fera se manifester votre nature profonde et vous amènera à mieux jouer. Par le jeu théâtral, libérez-vous de vos souffrances et, par cette libération, accédez à plus de jouissance à pratiquer votre art et à vivre.
Guérir pour mieux jouer
Et mieux jouer pour guérir
Nos ateliers s’appuient :
• sur la sensibilité de la personne et non sur une méthode
• sur l’incarnation de soi et non sur un idéal
• sur le vécu et sur l’histoire de vie et non sur des représentations de fausses réalités

 

LE CANEVAS
LE TRAVAIL DE CANEVAS

Il s’apparente à celui du psychodrame mais avec des différences essentielles. Pendant les trois premières semaines de l’atelier, en plus de se faire enseigner des outils leurs permettant de mieux jouer, les participants sont invités à être co-créateurs de leurs canevas, de créer les personnages y intervenant et de les mettre en scène. Ainsi à partir de la troisième semaine, le travail des canevas peut commencer. Dans ce scénario, les autres y sont introduits en tant qu’acteurs secondaires (ou auxiliaires). Ils sont choisis, soit par les animateurs eux-mêmes en fonction de leur propre histoire (car il peut y avoir des similarités, des résonances entre les histoires de vie de chacun), soit par le protagoniste lui-même qui a alors les yeux bandés. Notre expérience a montré que cette dernière technique à l’aveugle obéit mieux aux nécessités de l’inconscient, et le choix se révèle approprié. Les résultats sont souvent étonnants.
Chaque participant a trois canevas, un par quatre semaines de travail, le canevas de départ se transformant d’une fois à l’autre. De plus il participe aux canevas des autres participants en tant que réplique. Le travail se révèle souvent aussi pertinent en tant que protagoniste principal qu’en tant que réplique.
L’ÉVOLUTION
L’évolution du canevas se fait en trois phases. Les deux premières correspondent à deux niveaux d’interprétation d’une même situation, soit le niveau conscient et le niveau inconscient. La troisième est le canevas de résolution.

PREMIÈRE PHASE : le niveau conscient. Il concerne l’événement traumatique proprement dit tel qu’il a été vécu. Il permet au protagoniste de se remémorer la situation et de se reconnecter à ses souffrances généralement refoulées avec le temps. C’est le canevas réaliste, joué sobrement avec le moins d’accessoires possibles.
DEUXIÈME PHASE : le niveau inconscient. Il concerne les structures inconscientes de l’événement traumatique. Quelles en sont les raisons profondes, les motivations? Quels sont les désirs refoulés ou inconscients du protagoniste et de son entourage ayant déclenché ce trauma? Quels sont les archétypes inconscients en jeu et le rôle des ancêtres dans tout cela? C’est le canevas symbolique mettant en jeu des archétypes, des figures mythiques. On peut donc utiliser toutes les ressources de l’art théâtral comme la danse, le masque, la pantomime, les costumes, le maquillage, etc.
TROISIÈME PHASE : le canevas de réparation. Il s’apparente à une délivrance, un affranchissement, à un exercice de défusion des parents ou ancêtres. C’est un acte symbolique et d’apparence magique pour se libérer de son trauma. Tout comme dans le second canevas, toutes les ressources du théâtre sont mises à la disposition du protagoniste et des participants.

LES PARTICULARITÉS DE L’ATELIER DRAMAGIQUE
• Une grande place aux archétypes de l’inconscient et aux ancêtres. Cela offre la possibilité de mieux comprendre les motivations profondes ayant créé les situations traumatisantes.
• L’utilisation d’un théâtre de marionnettes et d’un récit fantastique permettant un transfert chamanique de la souffrance du participant aux marionnettes et marionnettistes
• Des exercices de visualisations des parents ou ancêtres. Cette technique permet d’investir ceux qui les interprètent de l’énergie de ces personnes ou personnages.
LE DÉROULEMENT DE L’ATELIER
Les trois premières semaines sont consacrées à la création des canevas, mais aussi à l’étude d’outils d’apprentissage en art dramatique. C’est-à-dire que nous apprenons à nos participants les bases du métier de comédien, comment créer et jouer un personnage, l’articulation d’un texte, etc. Par la suite, ces exercices seront toujours intégrés au travail de canevas. Nous commençons l’atelier par un échange de vue sur la semaine écoulée, les évènements importants (rêves, rencontres) en rapport avec le travail en cours. Puis nous organisons un réchauffement composé d’exercices de théâtre (plastiques, travail de diction autour de phrases-clefs). Ensuite nous passons au travail proprement dit de l’atelier : le travail scénique des canevas, combinés à des exercices d’apprentissage du théâtre, ainsi qu’à des visualisations. Ce faisant les difficultés d’expression peuvent être surmontées. Finalement c’est le retour au calme par une discussion sur le travail réalisé ou par des improvisations reflétant le travail en cours.
La structure de l’atelier est inspirée des quatre étapes de l’itinéraire chamanique, une étape par 3 semaines de travail :

1ÈRE ÉTAPE : LE CORPS - L’IDENTITÉ - L’INCONSCIENT - LES DÉSIRS
Elle consiste en un travail corporel vocal et émotionnel. La première partie de cet atelier vise à permettre une meilleure connaissance de soi-même, de son corps, de ses organes et de développer une meilleure fluidité corporelle. Cette première partie vise aussi à développer la voix, la présence, l’énergie, bref tout ce qui fait notre corps. Nous travaillerons enfin la visualisation de tous ces organes internes. La confrontation et la déstructuration de notre identité née de nos souffrances refoulées et de nos souffrances généalogiques permettent l’émergence d’une nouvelle identité plus saine, plus conforme à nos réelles possibilités. C’est aussi la première étape de l’itinéraire chamanique, le démembrement, dans lequel l’apprenti chamane rêve que son corps se dépèce, se démembre, permettant l’émergence d’un nouveau corps et\ou d’un nouveau rapport à son corps.
À travers l’utilisation des plastiques de Grotowski, les participants prennent conscience d’un autre rapport à leur corps. Nous démembrons le corps symboliquement, nous travaillons chaque partie séparément en prenant conscience des parties plus ou moins sensibles, plus ou moins souples. Par la suite nous construisons une histoire avec les plastiques les plus facilement exécutés et les plus difficiles, ainsi qu’avec ceux les plus aimés et les moins aimés.
Nous utilisons aussi des exercices mettant en rapport les glandes endocrines et la voix.

2ÈME ÉTAPE : COMPRÉHENSION – INTELLIGENCE – ESPRITS BÉNÉFIQUES – DYNAMISATION DES RESSOURCES PERSONNELLES
Cette étape consiste en la recherche des esprits bénéfiques du chamane, c’est-à-dire la compréhension de la problématique, la mobilisation de ses ressources. C’est la création du premier canevas, ou comment ont été vécues et perçues les problématiques. Nous travaillons aussi lors de cette étape une fable de la Fontaine par participant, fable qui sera choisi en fonction de la problématique personnelle de chacun et va permettre d’en comprendre plus profondément les mécanismes. Ce sont les esprits bénéfiques du chamane occidental, nos animaux de pouvoirs qui se retrouvent dans ces fables.
3ÈME ÉTAPE : DESCENTE AUX ENFERS – RECONNAISSANCE DE SON OMBRE, DE SES DÉMONS, DE SES NÉVROSES
Dans cette étape apparaissent les costumes, les masques permettant d’incarner les monstres, les ombres peuplant nos inconscients, les ancêtres encombrants, les esprits maléfiques. C’est la création du canevas inconscient.
4ÈME ÉTAPE : UNION DIVINE – DIALOGUE AVEC LES DIEUX – PLUS DE CONSCIENCE, LIBERTÉ ET AMOUR.
Cette étape permet la libération des noyaux émotionnels, de souffrance, de blocages corporels grâce au canevas dramagique qui va mettre en scène une résolution symbolique ou réelle. De plus Le participant écrit un court récit mythique inspiré d’évènements ou de relations personnels, susceptibles d’être la cause de ce qu’il veut guérir. Ce récit est créé à partir d’archétypes dont trois animaux de pouvoir. C’est le participant lui-même qui dirige la mise en scène du récit. Il dispose de plusieurs acteurs psychochamaniques et de plusieurs marionnettes qui complètent leur jeu. Dès lors, il s’opère un transfert chamanique d’émotions du participant aux acteurs et des acteurs aux marionnettes. Les acteurs puis les marionnettes et le marionnettistes, comme le fait le chamane, absorbent l’énergie (esprits maléfiques) condensée du récit pour en libérer le participant. Cet exercice de guérison s’opère simplement et harmonieusement sans ces effusions de souffrances et d’émotions auxquelles on assiste dans les thérapies conventionnelles.

LES VARIANTES DE L’ATELIER
• Une version pour enfants et adolescents (dans laquelle ils peuvent explorer leurs problèmes relationnels.)
• Des interventions en milieux ciblés (foyers pour femmes battues, maisons de retraite, foyers de jeunes délinquants, prisons, etc.)

 


LES DRAMES CATHARTIQUES

Le drame cathartique est un évènement devant public. Il reprend le travail expérimenté en atelier, ainsi que dans des événements publics. Il permet d’accéder à des structures plus générales de situations particulières. Plusieurs drames seront créés durant l’existence de la compagnie. Voilà un exemple de ce que pourra être le premier puis un extrait d’un drame cathartique intitulé Chagall et Dimitri présenté dans le cadre du 6ème salon international de théâtre contemporain.

L’ÉVÉNEMENT
PREMIÈRE PARTIE
La partie initiale est jouée par des comédiens interprétant des situations ainsi que des rôles archétypaux. Ces situations sont principalement inspirées des significations des 22 arcanes majeurs du tarot. Elles peuvent représenter des situations-types arrivant à tout un chacun dans la vie de tous les jours. Elle est dirigée par un narrateur (ou conteur), et se compose d’une ou plusieurs petites scènes inspirées de cas réels paraissant correspondre à une situation-type. Ces cas ont été d’abord réécrits par les membres de la troupe. Les scènes sont interprétées une première fois du point de vue conscient et par la suite du point de vue de l’inconscient ce qui permet de mettre à jour toute une dynamique entre le visible et l’invisible. Un chœur inspiré de la tragédie grecque représente le poids des relations, des ancêtres. Les décors et personnages sont inspirés du tarot et la musique est composée dans un but curatif.
DEUXIÈME PARTIE
Elle laissera la place à des visualisations auxquelles participeront des scènes de réparation, des discussions avec le public, et d’autres techniques permettant d’identifier des situations spécifiques parmi les spectateurs. Nous proposons par la suite à ceux qui le souhaitent de venir vivre une expérience cathartique sur l’espace scénique.

CHAGALL ET DIMITRI
Spectacle co-écrit et co-interprété par Michel Sancho et Guylaine Guérin à l’occasion du 6ème salon international de théâtre contemporain ayant eu lieu du 16 au 23 avril 2005 à Espace libre, Montréal, Québec.
Ce spectacle reprend les étapes de l’itinéraire chamanique intégrant des exercices de visualisations qui permettent au public de tenter lui aussi une expérience chamanique. Ce fut une expérience très surprenante pour tout le monde acteurs comme spectateurs.
Voici un extrait:

Chagal prend son tambourin. Elle tourne autour de lui. Elle change de voix.

Chagal : Partons à la découverte de ton propre monde.
Ton corps est ton identité, il est ton inconscient.
Douleurs lointaines, saccage le secret et parle-moi!
Ressens les membres de ton corps ta tête, ton cou, tes bras, tes épaules
Dimitri : J’ai mal aux épaules. J’ai toujours eu mal aux épaules.
Mes épaules sont toutes petites, atrophiées, écrasées.
Comme pour me protéger des coups.
Comme si j’avais dû porter le monde sur mes épaules. C’est mon père qui m’a fait
porter le monde, son monde, sur mes épaules.
Et puis ça descend dans le cou, dans le dos jusqu’aux fesses. Je suis courbé comme un vieillard. J’ai le dos d’un vieillard. Je porte mes ancêtres dans ma colonne vertébrale.
C : Bien, beau travail, maintenant on va continuer et aller plus profondément dans ton
ressenti, nous allons visiter l’intérieur de ton corps. Visualise tes organes internes, ta
gorge, ton œsophage, tes poumons, ton cœur, ton estomac…
D : J’ai mal à l’estomac. J’ai des problèmes de digestion. Ça brûle.
Mes intestins sont lourds et sales, constipés.
Plus rien ne veut sortir. Je ne veux plus avaler tout ce que j’ai été forcé à avaler.
Il y a des choses dans ma vie que je n’ai pas digérées.
C’est curieux, ma mère avait mal à l’estomac aussi c’est comme si j’avais mal à
l’estomac de tout ce que ma mère n’a pas digéré.
C : Je suis l’ourse noire, une divinité des montagnes au caractère féminin.
Aujourd’hui, c’est la pleine lune. C’est la danse de l’ourse.
Je cherche la vérité de la douceur du miel au milieu des sombres forêts.
Frappe du pied. Sors tes griffes. Racle toute ta chair. Gratte tes os.
Transperce tes muscles et vois ta carcasse
Déchire tes entrailles et démembre ton corps en petit morceau!
C : Corps endormi, le masculin poilu traîne du pied.
Debout sur tes pattes, garde le pied du funambule.
Aligne-toi! Corps et âme!
Tu vas me raconter ton histoire en mouvement avec tes épaules, ton dos et tes
entrailles
Deviens un seigneur de la pulsion. Précise tes gestes! Écoute le courant qui
t’emporte!
Pousse tes limites! Prend plaisir à l’extase de ressentir la quête de ta liberté.
Entends ta nouvelle voix!
Danse de l’ours

C : Le ciel et la terre, remplissez-vous de la gloire des humains, alléluia!
C’est le big bang du microcosme, la dissipation de la structure identitaire dans le
chaos et le renouveau.
Âmes immortelles de mes aïeules, faites-vous entendre!
Toi, tonnerre, retourne-nous nos éclairs! verse ton oracle avec autorité et justice!
Il tonne, il pleut! On entend le tonnerre.
La pluie pleure son débordement d’avoir attendu si longtemps.
Le tonnerre frappe la cuirasse du mâle.
L’éclatement de sa charpente d’une structure de 206 os desséchés fracasse son
identité. Plus rien ne protège la fragilité de ses organes vitaux.
Essoufflé il tient à bout de bras musclé le cadavre de la mère.
Il pousse, la bouche ouverte jusqu’au fond des poumons, il n’y a plus de son.
Il bouge comme un ours
D : Assez. Je n’en peux plus. J’ai vraiment l’impression de perdre des morceaux.
Un bras par-ci, une jambe par là. Je me sépare.
Je suis en mille fragments. Je me multiplie.
Je perds ma peau en lambeau par paquets d’idéaux.


LES ACTEURS
Ils sont soit des acteurs professionnels, soit des participants à l’atelier souhaitant aller plus loin dans leur démarche artistique. Nos acteurs ont appris à dédramatiser leurs propres souffrances et à maîtriser leur système de défense, ce qui leur permet d’accueillir la souffrance des autres avec moins de barrières et de projections. Ils recréent ainsi sur scène des situations que tout le monde peut avoir vécues, même si elles sont inspirées de réalités individuelles. Une des spécificités de notre théâtre réside dans l’utilisation d’exercices de visualisations faits par les acteurs et par le public. Ces exercices permettent de bien identifier les nœuds de souffrances qui viennent de nos relations aux autres ou héritées de nos ancêtres. Ces mêmes exercices peuvent dénouer ces nœuds et engager un processus de libération. Nous procédons, en outre, à la fin du drame cathartique, à un exercice de défusion et pour les acteurs et pour le public, permettant à tout le monde de repartir plus léger.

 

 

LES STAGES PSYCHOCHAMANIQUES


Cette activité se situe sur le site de l’Ermitage Clair-Obscur à Lac Simon. Elle dure une fin de semaine au complet ou une semaine. Une formule de fin de semaine thérapeutique à l’Ermitage Clair-obscur propose atelier de théâtre, séminaires, et ermitage (silence et solitude). Pour de plus amples informations, allez à l'accueil de l’Ermitage Clair-Obscur et cliquez sur l'onglet «information», puis «stage».

 

LES REN-CONTES

QU’EST-CE QUE C’EST ?

La compagnie Théâtre Métamorphoses a le plaisir de vous présenter son dernier projet :Les ren-contes. Ce projet est né d’une lecture attentive de Boris Cyrulnik ainsi que d’un désir de créer un projet qui pourrait concilier des rencontres entre aînés et cadets.
Le projet s’articule en deux volets :
- rencontre créative entre deux intervenants de Théâtre Métamorphose et des groupes d’aînés (Centres d’accueil, foyer, groupes d’âge d’or, etc.) création de contes se basant sur la vie des participants et sur l’histoire de leur pays. Un conte racontant un souvenir joyeux, un autre triste.
- présentation du spectacle en résultant dans des maisons de jeunes ainsi qu’une discussion entre les deux groupes.

 

MAIS ENCORE?
Boris Cyrulnik, éminent éthologue et psychiatre, entre autres activités, a décrit dans Les nourritures affectives , le processus d’effritement intellectuel des aînés sous le nom de l’effet palimpseste. Le palimpseste (du grec palimpsêstos, gratté de nouveau) est un parchemin manuscrit dont on a effacé la première écriture pour pouvoir écrire un nouveau texte. L’effet palimpseste décrit l’état d’effritement intellectuel qui peut atteindre des personnes d’un certain âge dont les représentations mentales se dissocient du présent. « L'effet palimpseste, cette impression du passé qui fait retour et qui se superpose à une perception présente et à une perte de l'arrimage au monde. » Boris Cyrulnik soutient que les personnes âgées ne retombe pas en enfance comme on l’entend souvent dire mais plutôt que leur enfance leur retombe dessus. « Jamais les vieux ne retombent en enfance. Lorsqu'ils n'arrivent plus à s'arrimer au milieu qui les entoure, les événements passés, en exil dans leur mémoire, prennent simplement, dans leur conscience, la place du présent qui défaille. Les événements passés vivent en exil dans notre mémoire. Ils reviendront un jour si le présent ne les chasse plus. »

Quand le présent défaille, le passé prend sa place dans la conscience.
Le fait de raconter peut permettre alors de faire de la place en quelque sorte. Dans nos sociétés occidentales modernes, cet effet se fait sentir beaucoup plus car nous vivons dans des sociétés déritualisées, démythifiées dans lesquelles le récit des ancêtres n’existe plus, alors que justement « la fonction sociale des vieux est de fabriquer du récit.»
Pendant longtemps, nous écoutions les vieux nous raconter des histoires, au coin du feu, au coin du lit. Ils nous racontaient leur passé mais en même temps notre histoire
« les religions, l'histoire des peuples, les récits des anciens, structurent notre univers. Les événements récités rythment nos années. Ils donnent à chaque geste un sens, imprègnent d'histoire chaque vêtement, chaque décor, chaque objet de notre univers quotidien. C'est que le discours à la collectivité a pour fonction de créer un mythe qui rassemble les individus du groupe autour d'une même représentation, d'un totem intellectuel en quelque sorte ». Empêcher le récit c’est non seulement enlever aux aînés leur dernière fonction sociale d’importance et favoriser l’effet palimpseste qui « fait simplement retour lorsqu'ils ne réussissent plus à s'arrimer au milieu qui les entoure, pour des raisons mythiques, économiques ou affectives, ou qu'ils déraillent pour des raisons psychologiques, affectives ou organiques. », mais aussi empêcher les jeunes d’avoir accès aux mythes de leur histoire récente, d’avoir des modèles adaptatifs sur lesquels s’appuyer, ce que leur permettent ces ren-contes « Faut-il rappeler qu'une société sans commémoration réduit le temps à une succession incohérente d'instants qui passent et ne vont nulle part ? Qu'elle détruit l'historicité hors de laquelle les vieux n'ont plus d'identité et les jeunes plus d'appartenance ? »


OBJECTIFS DES REN-CONTES :
1. Tout d’abord permettre aux aînés de retrouver une fonction sociale éducative sous forme de contes. Ce qui leur permettraient en même temps de se débarrasser d’histoires encombrantes et donc de rester connecté avec le présent. « L'âge n'est pas un obstacle à la psychothérapie, puisque les récits ravivent les traces enfouies. Pour les âgés, c'est toujours aujourd'hui. Lorsque nous empêchons un vieux de livrer son récit, nous l'isolons, nous l'excluons, nous le condamnons à errer dans un monde dépourvu de sens et de sensorialité. »
2. Ensuite permettre aux plus jeunes socialement inadaptés et n’ayant pas bénéficié d’une structure familiale solide d’entendre l’histoire de leur pays, les faire échanger avec des modèles et de mieux structurer leur vie Pour finir, voilà comment Cyrulnik nous décrit les vertus d’un récit :
• Le récit
o Le récit est action et interaction : pour capter l'attention de l'autre, il faut en effet disposer son corps. Le récit est travail d'identité lorsqu'on parle de soi, des événements dont on est constitué.
o Le récit est exercice : dire qui l'on est, ce que l'on a vécu, ce que l'on a pensé et senti, provoque toujours un très fort retour d'émotion, qu'il faut maîtriser à l'intention de l'interlocuteur.
o Le récit, enfin, est tranquillisant : si ma fille me parle, mon angoisse s'en va. Mais si c'est moi qui parle, elle s'en va encore plus vite.
o Le récit contextualise les âgés, les insère dans leur milieu, les fait vivre au présent, neutralise l'effet palimpseste. « Quand je suis seule, j'ai tellement le temps de penser que tous les échecs du passé me reviennent en mémoire. (...) Mais mes échecs, quand je les raconte, je les transforme»




 

OÙ NOUS RENCONTRER?
DERNIÈREMENT

Nous avons eu le plaisir de participer au 6ème Salon international de théâtre contemporain qui s’est tenu du 16 au 23 avril 2005, tous les soirs de 19 à 23 heures. Nous avons ainsi pu présenter à un nombreux public notre théâtre de marionnettes psychochamanique avec lequel nous avons réalisé des expériences étonnantes ainsi que l’évènement Chagall et Dimitri, le 23 avril 2005 au soir. Le public d’Espace libre en est encore tout retourné!!!!
La presse Lundi 21 mars 2005


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